mardi 13 janvier 2009

Chronique Cinema

Commençons bien ce blog avec une sympathique rubrique cinéma.
Lecteur assidu, si tu es ici je pense que tu connais mes goûts cinématographiques (du moins un minimum), ou alors tu es ici par hasard (et tu es bien mal tombé).

Peu importe.
Je suis allé voir Twilight le week end dernier.
(Petite pause pour rire un coup)

Bravant le froid polaire, les files d'attente interminables, le sébum omniprésent dès qu'on touche de près ou de loin à ce film, nous nous sommes décidés, moi et ma moitié, à aller voir de quoi il retourne.

Quelques sentiments en vrac : (attention, spoiler inside)

Le premier qui me vient à l'esprit est le préhistorique (mais tellement jubilatoire) "c'est d'la merde." (notez le point, qui vient conclure tel le couperet cette phrase peut être un peu courte mais quand même diantrement efficace et lourde de sens, et qui coupe court à tout dialogue justificatif).

Bon, étoffons un peu cet avis.
Adapté du livre de mrfm, cette saga qui s'est vendue à mrfm milions d'exemplaires a su séduire les adolescent(e)s du monde entier, s'imposant très rapidement comme le nouveau phénomène littéraire à côté duquel on ne peut passer.
Les ingrédients sont simples : on mélange une dose d'amour impossible (Romeo et Juliette, Titanic, et autres joyeusetés) avec un coup de fantastique (heu... Shawn, je mets des Lycanthropes ou des Vampires? Hein? Des Vampires? T'es sûr? Bon, ok...), le tout sur fond de nouvelle arrivante dans un lycée You-Esse (understand : prom night, cheerleaders & co) pas si hostile que ça après tout.

Le film est assez mauvais.
Oui enfin bon, je n'y connais rien techniquement, donc je ne toucherai pas à la partie "la contre plongée? Pff c'est bon, trop has been". Mais bon, en tant que spectateur, c'était une souffrance.

Maintenant, arrêtons de tirer sur le film pour parler du public présent dans la salle.
En effet, pendant un bon tiers du film, je ne comprenais pas pourquoi la moitié de la salle riait (très) souvent.
J'ai donc demandé à ma moitié (qui ne riait pas non plus) pourquoi je ne trouvais pas ça drôle. Et elle de m'expliquer qu'il n'y avait rien de drôle, c'est juste des "giggles" comme on dit en anglais, plus ou moins accompagnés d'un léger écoulement de cyprine, se produisant dès que le beauuuu héros parlait et apparaissait en gros plan à l'écran.

Fort de cette explication, j'ai donc supporté tout ça pendant deux heures. Des rires, des remarques à voix haute, un frisson lors du premier baiser, une supposée bagarre de fin digne d'une comédie dramatique avec Fanny Ardant... Et des applaudissements à la fin!! Eh oui!! Ces jeunes filles applaudissaient!!!

Gosh... par pitié, John, n'y va pas... C'est trop affreux...

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