Et là, je serais curieux de savoir combien de personnes lisant ceci sont capables de reconnaître la référence !
Il s'avère qu'il y a quelques jours, j'ai ajouté à ma collection de DVDs quelques perles des années 80 subtilement bradées par l'enseigne culturelle rouge dont le nom commence par V.
Et parmi ces quelques perles se trouvaient Mad Max 1 et 2.
Je me suis bien entendu empressé de les regarder. Les enchaîner plutôt, histoire d'être bien sûr de ne rater aucune transition subtile ni allusion interscénaristique.
Bon. Donc le premier date de 79. C'est pas tout neuf. Je n'en avais absolument aucun souvenir.
J'avoue que je partais dans une optique très "shit dude, un bijou sous estimé des années 80, avec des musiques ringardes, du saxophone synthétique comme ils ne savaient le faire qu'à cette époque, et du futal moulant!"
Bon, eh bien en fait, pas vraiment.
C'est à dire que le film n'a presque pas pris une ride. Les musiques (par Brian May, oui oui!) sont quasi absentes, les futals sont moulants mais c'est normal (c'est un peu comme dans Chips) et pas de sax.
Le générique est particulièrement sobre (synthés blancs sur fond noir), le logo est particulièrement laid (oui mais bon, 79) et assez proche ma foi d'un bon gros logo Judas Priest. Et hop, fin du générique, on y va.
Alors déjà, pour remettre les pendules à l'heure, le premier Mad Max ne se passe pas en 2254 ou je ne sais quelle date fantasque très éloignée dans le futur, mais "dans un avenir proche". Et ce n'est pas celui avec des punks improbables tout de cuir vêtus (ni celui avec Tina Turner, on y viendra plus tard).
Bon, je ne vous ferai pas un résumé de l'histoire, ce serait pénible (pour moi). Mais c'est juste que, en lançant le film, je pensais déjà me dire à la fin 'yeah, ça a de la gueule quand même!' Mais bon. Le problème, c'est qu'en fait, pas tant que ça. Heureux, famille tuée, vengeance. Point. La vengeance en question est assez rapide, et malgré un final très 'SAW' (complètement SAW, d'ailleurs...) on reste un peu sur sa faim.
Il manque un peu d'ambition, de grandiloquence que diable, merde! Des batiments qui explosent, je sais pas moi... Ca se conclut un peu facilement, disons. C'est un peu lisse.
Et puis le 2. Ahhh, Mad Max 2... Le seul souvenir que j'en avais, c'est la phase où l'enfant-singe-narrateur (oui c'est possible!) coupe les doigts d'un type avec son boomerang (et ce n'est toujorus pas celui avec Tina Turner).
Et donc hop, Mad Max 2.
Déjà, contrairement au premier, il a vieilli. Les costumes, beaucoup plus élaborés, font très cheap, et le moindre effet spécial est très ancré dans les 80's.
Mais bon, que d'émotions en revoyant notre bon ami Lord Humungus sur sa petite voiture, hurler qu'il ne faut pas le faire chier sinon il écartèle tes potes en haut d'une colline pendant que des punks approximatifs hurlent en faisant des ronds de moto dans la boue! Du lourd.
Et là, évidemment, pour compléter la trilogie, je me suis procuré Mad Max 3.
Et c'est celui là, avec Tina Turner.
Habilement sous-titré 'le dôme du tonnerre' ("two men enter, one man leaves / lives", encore du subtil! ), celui-ci est le plus visuellement ancré dans son époque. Mais bon, fatalement, quand c'est Tina qui se charge de la BO, ben là y'en a du vilain saxophone ! Et les costumes sont ringards... Et bon, franchement, ça se regarde un peu avec souffrance. Beaucoup plus grand public que ses prédécesseurs, on y retrouve presque un équivalent des Ewoks (les enfants cachés dans leur combe), un double méchant qui finit gentil (masterblaster, le géant avec le nain sur les épaules)... Bref, pas terrib'.
Concluons en récapitulant rapidement : 1 = bien, 2 = mieux, 3 = caca.