vendredi 30 janvier 2009

Evilenko

Comme le titre ne le laisse pas supposer, j'ai (enfin) terminé de regarder un film qui s'appelle Evilenko.

C'est l'histoire d'un instituteur russe qui devient rapidement l'un des pires tueurs en série de l'histoire, en tuant, mutilant, et se nourissant de ses victimes, au nombre de 55, la police n'en retenant que 52 (c'est comme les manifs : 400.000 selon les organisateurs, 15 tout au plus selon la police).

Eh bien figurez-vous que c'est une histoire vraie!
C'est l'histoire de Andreï Romanovitch Tchikatilo, a.k.a "Le monstre de Rostov" (quel beau titre de noblesse... snif...), impuissant, qui ne trouvait le plaisir sexuel qu'en torturant et assassinant des enfants.

"Il les mutilait puis consommait la chair de ses victimes, notamment les seins et les organes sexuels, de plus il enlevait les parties génitales et les yeux de ses victimes. Il est possible qu'il ait également ressenti un plaisir sexuel en mangeant ses victimes. Tchikatilo affirmait être dégoûté par ce qu'il appelait les "mœurs relâchées" de ses victimes."(source : wikipedia)

Autant le sujet est particulièrement glauque, autant le film ne montre (presque) pas une goutte de sang, se concentrant sur l'aspect dérangeant de ce petit vieux propre sur lui, particulièrement bien incarné par le type qui joue Linderman dans Heroes.

S'il n'y avait qu'une scène à retenir, ce serait le générique de fin, qui conclut cette histoire extrèmement sombre en montrant en gros plan notre ami Evilenko / Tchikatilo en gros plan, alternant entre diverses mimiques tantôt inquétantes, dérangeantes, tantôt adoucies, ce qui paradoxalement les rend encore pire.

Bref, un excellent flim pour un excellent dimanche soir en famille. A recommander aux moins de 8 ans.

(une petite photo de l'original, suivie d'une petite photo de l'acteur en plein travail)

vendredi 23 janvier 2009

I am Lord Humungus !

Et là, je serais curieux de savoir combien de personnes lisant ceci sont capables de reconnaître la référence !



Il s'avère qu'il y a quelques jours, j'ai ajouté à ma collection de DVDs quelques perles des années 80 subtilement bradées par l'enseigne culturelle rouge dont le nom commence par V.



Et parmi ces quelques perles se trouvaient Mad Max 1 et 2.



Je me suis bien entendu empressé de les regarder. Les enchaîner plutôt, histoire d'être bien sûr de ne rater aucune transition subtile ni allusion interscénaristique.


Bon. Donc le premier date de 79. C'est pas tout neuf. Je n'en avais absolument aucun souvenir.

J'avoue que je partais dans une optique très "shit dude, un bijou sous estimé des années 80, avec des musiques ringardes, du saxophone synthétique comme ils ne savaient le faire qu'à cette époque, et du futal moulant!"

Bon, eh bien en fait, pas vraiment.

C'est à dire que le film n'a presque pas pris une ride. Les musiques (par Brian May, oui oui!) sont quasi absentes, les futals sont moulants mais c'est normal (c'est un peu comme dans Chips) et pas de sax.

Le générique est particulièrement sobre (synthés blancs sur fond noir), le logo est particulièrement laid (oui mais bon, 79) et assez proche ma foi d'un bon gros logo Judas Priest. Et hop, fin du générique, on y va.

Alors déjà, pour remettre les pendules à l'heure, le premier Mad Max ne se passe pas en 2254 ou je ne sais quelle date fantasque très éloignée dans le futur, mais "dans un avenir proche". Et ce n'est pas celui avec des punks improbables tout de cuir vêtus (ni celui avec Tina Turner, on y viendra plus tard).

Bon, je ne vous ferai pas un résumé de l'histoire, ce serait pénible (pour moi). Mais c'est juste que, en lançant le film, je pensais déjà me dire à la fin 'yeah, ça a de la gueule quand même!' Mais bon. Le problème, c'est qu'en fait, pas tant que ça. Heureux, famille tuée, vengeance. Point. La vengeance en question est assez rapide, et malgré un final très 'SAW' (complètement SAW, d'ailleurs...) on reste un peu sur sa faim.

Il manque un peu d'ambition, de grandiloquence que diable, merde! Des batiments qui explosent, je sais pas moi... Ca se conclut un peu facilement, disons. C'est un peu lisse.



Et puis le 2. Ahhh, Mad Max 2... Le seul souvenir que j'en avais, c'est la phase où l'enfant-singe-narrateur (oui c'est possible!) coupe les doigts d'un type avec son boomerang (et ce n'est toujorus pas celui avec Tina Turner).



Et donc hop, Mad Max 2.

Déjà, contrairement au premier, il a vieilli. Les costumes, beaucoup plus élaborés, font très cheap, et le moindre effet spécial est très ancré dans les 80's.

Mais bon, que d'émotions en revoyant notre bon ami Lord Humungus sur sa petite voiture, hurler qu'il ne faut pas le faire chier sinon il écartèle tes potes en haut d'une colline pendant que des punks approximatifs hurlent en faisant des ronds de moto dans la boue! Du lourd.


Et là, évidemment, pour compléter la trilogie, je me suis procuré Mad Max 3.

Et c'est celui là, avec Tina Turner.

Habilement sous-titré 'le dôme du tonnerre' ("two men enter, one man leaves / lives", encore du subtil! ), celui-ci est le plus visuellement ancré dans son époque. Mais bon, fatalement, quand c'est Tina qui se charge de la BO, ben là y'en a du vilain saxophone ! Et les costumes sont ringards... Et bon, franchement, ça se regarde un peu avec souffrance. Beaucoup plus grand public que ses prédécesseurs, on y retrouve presque un équivalent des Ewoks (les enfants cachés dans leur combe), un double méchant qui finit gentil (masterblaster, le géant avec le nain sur les épaules)... Bref, pas terrib'.

Concluons en récapitulant rapidement : 1 = bien, 2 = mieux, 3 = caca.

mardi 13 janvier 2009

Chronique Cinema

Commençons bien ce blog avec une sympathique rubrique cinéma.
Lecteur assidu, si tu es ici je pense que tu connais mes goûts cinématographiques (du moins un minimum), ou alors tu es ici par hasard (et tu es bien mal tombé).

Peu importe.
Je suis allé voir Twilight le week end dernier.
(Petite pause pour rire un coup)

Bravant le froid polaire, les files d'attente interminables, le sébum omniprésent dès qu'on touche de près ou de loin à ce film, nous nous sommes décidés, moi et ma moitié, à aller voir de quoi il retourne.

Quelques sentiments en vrac : (attention, spoiler inside)

Le premier qui me vient à l'esprit est le préhistorique (mais tellement jubilatoire) "c'est d'la merde." (notez le point, qui vient conclure tel le couperet cette phrase peut être un peu courte mais quand même diantrement efficace et lourde de sens, et qui coupe court à tout dialogue justificatif).

Bon, étoffons un peu cet avis.
Adapté du livre de mrfm, cette saga qui s'est vendue à mrfm milions d'exemplaires a su séduire les adolescent(e)s du monde entier, s'imposant très rapidement comme le nouveau phénomène littéraire à côté duquel on ne peut passer.
Les ingrédients sont simples : on mélange une dose d'amour impossible (Romeo et Juliette, Titanic, et autres joyeusetés) avec un coup de fantastique (heu... Shawn, je mets des Lycanthropes ou des Vampires? Hein? Des Vampires? T'es sûr? Bon, ok...), le tout sur fond de nouvelle arrivante dans un lycée You-Esse (understand : prom night, cheerleaders & co) pas si hostile que ça après tout.

Le film est assez mauvais.
Oui enfin bon, je n'y connais rien techniquement, donc je ne toucherai pas à la partie "la contre plongée? Pff c'est bon, trop has been". Mais bon, en tant que spectateur, c'était une souffrance.

Maintenant, arrêtons de tirer sur le film pour parler du public présent dans la salle.
En effet, pendant un bon tiers du film, je ne comprenais pas pourquoi la moitié de la salle riait (très) souvent.
J'ai donc demandé à ma moitié (qui ne riait pas non plus) pourquoi je ne trouvais pas ça drôle. Et elle de m'expliquer qu'il n'y avait rien de drôle, c'est juste des "giggles" comme on dit en anglais, plus ou moins accompagnés d'un léger écoulement de cyprine, se produisant dès que le beauuuu héros parlait et apparaissait en gros plan à l'écran.

Fort de cette explication, j'ai donc supporté tout ça pendant deux heures. Des rires, des remarques à voix haute, un frisson lors du premier baiser, une supposée bagarre de fin digne d'une comédie dramatique avec Fanny Ardant... Et des applaudissements à la fin!! Eh oui!! Ces jeunes filles applaudissaient!!!

Gosh... par pitié, John, n'y va pas... C'est trop affreux...

Hello world !

Ayé!

Face aux pressions constante de la société qui exige que quiconque travaille dans les nouveaux médias étale sa vie au grand jour à travers cette fenêtre de liberté qu'est un "beulogue" (et les bloggers c'est l'avenir, et les bloggers c'est les journalistes de demain, et gnagnagna, et les bloggers c'est les meilleurs)... Eh bien ça y est, I'M IN ! Je fais partie de cette élite éclairée!

Dorénavant, je pourrai menacer les gens ("m'enfin monsieur, c'est un scandale! Je le mettrai dans mon blog!"), en faire chanter d'autres ("gnééé, cette photo ira sur mon blog si la somme de 14 millions de dollars n'est pas virée sur mon compte d'ici demain") ou tout simplement citer un personnage de fiction que j'affectionne en disant "Dude, this is SOO going in my blog !".

Donc j'aime autant prévenir tout de suite quiconque pénètre dans cet espace : ici on dit non à la censure, non au "bien-pensantisme" (non à la langue française, aussi...) et grosso modo, non à tout. Nihilism 43v3r.

Enjoy.